Témoignages de ma mère
Quand j'étais petite, j'étais très impliquée dans l'église. Chaque matin, nous nous levions à cinq heures pour nettoyer l'ensemble de l'église. Ensuite, nous préparions la communion des saints et aidions les sœurs à faire le ménage au presbytère. Nous arrosions aussi les manguiers et les fleurs dans la cour. Souvent, je rentrais à quinze heures, sans avoir mangé ni bu quoi que ce soit. J'étais très fière d'avoir été choisie parmi les filles bien élevées de la plus belle et grande basilique de la ville de Ouidah pour être volontaire au service de Dieu. Tout cela se faisait dans la plus grande discrétion. Personne n'avait le droit de manger ou même de goûter à la communion ou au vin. Un dimanche après-midi, j'avais une faim terrible. Il était seize heures, et je pensais que j'allais m'évanouir dans la grande cour silencieuse du presbytère. J'ai grimpé dans le manguier que j'avais planté moi-même trois ans auparavant. J'ai cueilli une belle mangue bien mûre. Je l'ai dévorée, ressentant le plaisir de profiter pour une fois de ma propre sueur. Je l'ai mordue quatre fois avant de voir, près du portail, une sœur voilée qui m'attendait avec un doberman attaché à une chaîne qu'elle tenait de l'autre main. Elle semblait désapprouver ce que je faisais, et je l'ai perçue dans ses yeux verts. Je suis descendu de l'arbre pour lui expliquer que je voulais juste goûter à cette mangue que j'avais fait pousser. À peine avais-je ouvert la bouche qu'elle m'a traitée de voleuse et a ajouté que je n'irais pas au ciel. Puis, d'un geste agressif, elle a tiré sur la chaîne pour détacher le chien qui salivait en aboyant vers moi. Je me souviens avoir sauté par-dessus le mur du presbytère pour fuir, car elle avait fermé le portail à clé et se tenait entre le couloir de secours et moi. Je n'oublierai jamais la douleur de ses crocs géants dans ma cuisse droite. Ce chien m'a réduit le biceps. J'ai crié au secours, mais personne n'a levé le petit doigt. Ils étaient tous derrière leurs fenêtres à m'observer, c'est certain. J'avais saisi ans."
" Mon oncle était sur le point de devenir prêtre, et le Vatican avait envoyé un prêtre blanc pour son ordination. Les étapes de cette cérémonie se déroulaient dans une telle discrétion que nous savions très peu de ce qui se passait réellement. Mon oncle était très heureux et ne montrait sa joie que lorsqu'il rentrait dans notre salon, ne souhaitant pas dévoiler ses émotions. Un soir, il rentra presque en courant, vers minuit. Mon père, le roi, comprit immédiatement qu'il se passait quelque chose d'inhabituel. Nous fermâmes toutes les portes, et mon oncle nous raconta alors ce qui s'était passé : "On m'a dit de répéter que le noir est le diable et que le blanc est Dieu. J'ai refusé. Comment se fait-il que vous fabriquiez des armes, que vous envahissiez, que vous pilliez, que vous réduisiez les gens en esclavage, et que ce soit nous qui soyons le diable ? Non, c'est plutôt le blanc qui est le diable. Je ne renierai jamais les miens." Le saint père du Vatican s'était levé et m'avait rassuré que je n'avais pas à faire cela et que ce n'était pas obligatoire. Ensuite, il m'ordonna de lécher son gros orteil gauche. Je m'exécutai. Il partit ensuite dans sa chambre. Ce soir-là, le cuisinier, un cousin éloigné, me souffla à l'oreille qu'on lui avait ordonné de mettre du poison dans ma nourriture. Il disait que je devais fuir avant qu'il ne se rende compte qu'il ne l'avait pas fait. Loyal envers notre lien de sang, il refusait de trahir notre famille, un secret dont le saint père n'était pas au courant. Ainsi, je courus sans même prendre mes affaires. « Roi, » dis-je, « je viens me réfugier ici, dans la maison de mes ancêtres, et ici, au palais, je suis en sécurité. »
"Le cardinal Bernardin Gantin, issu de ce même séminaire, a toujours été un homme d'une immense dévotion. Il passe des heures à étudier, à se consacrer à son travail avec une passion qui force l'admiration. Sa bienveillance et son humilité touchent tous ceux qui le croisent. Nous avons tous été témoins de sa générosité et de son amour profond pour Dieu, un amour qui, hélas, semble ne s'adresser qu'au Dieu des blancs. Aujourd'hui, il se trouve au Vatican, parmi les plus nobles, ces hommes de pouvoir et d'influence. Mais dans l'ombre, une inquiétude sourde grandit en moi : si jamais il osait prétendre à la papauté, je crains qu'ils ne le fassent disparaître. Ils ne savent faire que ça, empoisonner les espoirs qui pourraient déranger leur ordre établi. Je te le dis, Georgia, il ne sera jamais pape. Puis vint le 19 avril 2005, un jour qui marqua les esprits lorsque le pape Benoît XVI fut intronisé. On disait qu'il avait déjà été classé parmi les membres de la commission chargée d'élire le nouveau pape, mais pendant trois longues années, le silence pesant régna sur le sort de notre frère Bernardin. Les jours passèrent, et avec eux, l'angoisse grandissait. Des rumeurs d'empoisonnement commencent à circuler, et chacun d'eux était comme une goutte d'acide sur notre cœur."
Puis, un an après le départ de maman, le pire arriva. Ce fut comme un coup de tonnerre dans un ciel déjà assombri par la douleur. Notre espoir s'évanouit, et avec lui, une partie de notre âme.
Repose en paix maman!
La françafrique, c'est le colonialisme par proxy
Introduction : Le Mensonge Universel du Père Noël
Une critique symbolique du Père Noël, incarnation culturelle du capitalisme occidental et de la domination religieuse chrétienne. Ce personnage universellement vu comme un symbole de la standardisation culturelle qui efface les identités locales. Souvenons-nous de la manière dont l'église catholique est arrivée. Elle n'a pas toqué à la porte avant d'entrer, elle l'a arraché. Le personnage du Père Noël trouve ses racines dans Saint Nicolas, un évêque du IVe siècle, connu pour sa générosité et ses actes de bienveillance. Saint Nicolas, célébré le 6 décembre, était réputé pour offrir des cadeaux, notamment aux enfants et aux pauvres. Au fil des siècles, la figure de Saint Nicolas a évolué en différentes versions à travers l'Europe. En Hollande, par exemple, il est devenu Sinterklaas, un personnage qui apporte des cadeaux aux enfants. Les immigrants néerlandais ont introduit cette tradition aux États-Unis au XVIIe siècle. C'est au XIXe siècle que le personnage du Père Noël tel que nous le connaissons aujourd'hui a commencé à prendre forme. En 1823, le poème « A Visit from St. Nicholas » (aussi connu sous le nom de « The Night Before Christmas ») a popularisé l'image d'un Père Noël jovial, vêtu de rouge, voyageant dans un traîneau tiré par des rennes. L'arrivée du christianisme en Afrique a souvent été perçue comme un acte de mission. Cependant, sous-jacent à cette mission se cache un impérialisme culturel qui a eu des conséquences profondes pour les sociétés africaines. La première église au Kongo remonte au 14e siècle, elle fut construite par les portugais. Il y eut quatre cents ans de conversions et d'esclavage. Plus tard, les puissances coloniales ont utilisé le même guide ecclésiastique comme un outil de domination et de pillage, cherchant non seulement à convertir les âmes, mais aussi à effacer les cultures et les traditions locales.
Le lien avec la religion et la politique sont très solides. En Afrique, le Père Noël n'est pas simplement une figure festive, il représente l'influence du christianisme comme outil de pouvoir immatériel. Je parle ici de l'église parce qu'elle est la seule institution de l'impérialisme occidental qui s'immisce dans la politique en Afrique, comme en témoigne la présence de tous ces prêtres catholiques dans les décisions cruciales des pays : la Conférence des forces vives de la Nation au Bénin avec Isidore De Souza, la guerre du Cameroun Samuel Tchoumi, la lutte de l'ANC contre l'apartheid et Beyers Naudé, Wenceslas Munyeshyaka dans la guerre du Rwanda etc...
Je vais ici exposer les mécanismes de contrôle psychologique, culturel, et économique ; critiquer la colonisation mentale et proposer des solutions pour reprendre le contrôle de nos pratiques et nos identités. Je propose une alternative audacieuse qui consiste à placer la science au cœur des pratiques endogènes de la communauté noire. Ce livre entre autre invite chaque africain, chaque individu de la communauté noire à reconsidérer ses liens avec les outils de domination culturelle et ses responsabilités vis-à-vis de la lutte pour la souveraineté culturelle.
L'idiome « Le père Noël est blanc » fait référence à l'image traditionnelle du personnage de Noël tel qu'il est souvent représenté dans les cultures occidentales. Le père Noël, qui est censé incarner l'esprit de Noël, représente ici une culture occidentale qui ne reflète nullement les réalités africaines. L'expression veut évoquer ici donc les héritages coloniaux, où les images et les valeurs occidentales ont été imposées ou largement diffusées, souvent au détriment des cultures locales. Elle invite à réfléchir sur l'impact de ces influences sur les traditions africaines et sur la manière dont elles peuvent être célébrées ou adaptées. D'autre part, l'idiome « Le Père Noël est Blanc » est une expression que j'utilise de manière humoristique et critique pour discuter des attentes sociales liées au christianisme. Cela peut amener à une réflexion sur les inégalités et les biais dans la façon dont certaines cultures ou groupes sont valorisés par rapport à d'autres.
Mis à part le problème de la représentativité de l'homme noir dans l'histoire, l'expression Le Père Noël est Blanc est un appel à l'action. Les aides ne développeront jamais l'Afrique. Si la domination culturelle est maintenue aujourd'hui par la monopole scientifique et économique non noir, il est essentiel de reconsidérer la position de l'Afrique sur le plan mondial. L'Afrique (et sa diaspora bien sûr) a connu des heures bien sombres qui pèsent encore sur elle. Le père Noël était là durant l'esclavage, la colonisation, et il est encore là aujourd'hui en plein néocolonialisme. Rien n'a vraiment changé. Est-il vraiment là pour nous ? Ses actes aident-ils les africains ou plutôt les occidentaux ? Dans un monde où le rapport de force nourrit les relations inter états, il n'y a pas de père Noël, si ce n'est que loup déguisé.
Le catholicisme est un pouvoir politique
immatériel.
Parlons d'abord des origines politiques du christianisme. Il faut rappeler que la religion chrétienne est devenue un instrument de pouvoir, notamment sous l'Empire romain avec Constantin.
Des siècles avant jésus, il y avait plein d'autres Jésus :
- zoroastre en Iran par exemple. Nous sommes à 6 siècles avant Jésus-Christ. Il est né d'une vierge le 25 décembre (natalis solis invicti) dans une grotte. Sa naissance était attendue par des sages, des hommes sages et des bergers. Il était considéré comme "la Voie, la Vérité et la Lumière. Il était encore considéré comme "le Rédempteur, le Sauveur, le Messie.” Son jour sacré était le dimanche, le jour du Seigneur. Il avait sa fête principale à la date qui allait ensuite devenir Pâques, correspondant à sa résurrection. Il avait 12 compagnons. Il était identifié à la fois au Lion et à l'Agneau. Son culte Mithra est célébré avec du pain et du vin, par des prêtres.
- 6 siècles avant notre ère toujours, il y a eu Bouddha dans le nord de l'Inde. Il est né d'une vierge. Il était considéré comme un grand professeur et un maître itinérant. Il était considéré comme « la Voie, la Vérité et la Lumière. » Il était encore considéré comme « le Rédempteur », « le Sauveur », « le Messie. » Il avait 12 compagnons ou disciples. Il effectuait des miracles. Il a été crucifié. Après trois jours, il s'est relevé. Sa résurrection était célébrée chaque année. Sa religion comportait une eucharistie ou « dîner du Seigneur »
- 1400 ans avant Jésus-Christ, il y avait Krishna, épithète personnelle était,"le fils éternel » ou « Krishna ». Sa naissance était attendue par des sages, des hommes sages et des bergers. Il est né de la vierge Dévaki le 25 décembre. Son père était charpentier. Sa naissance a été annoncée par une étoile. Il s'appelle dieu des bergers. Il fut persécuté par un tyran nommé Kamsa, qui ordonna le meurtre de milliers d'enfants en bas âge. Il était de naissance royale. Il fut baptisé dans un fleuve. Il effectua miracles et merveilles. Il ressuscitait les morts et guérissait les lépreux, les sourds et les aveugles. Il utilisait des paraboles pour enseigner au peuple la charité et l'amour. Il fut transfiguré devant ses disciples. Dans certaines traditions, il fut crucifié entre deux voleurs. Il mourut et se releva de sa tombe le troisième jour. Il était associé au lion et à l'agneau.
- Plus loin 2500 ans avant Jésus-Christ, en Égypte il y avait Horus. Il est né de la vierge (Isis) le 25 décembre (Tybi) (la fin du solstice d'hiver) dans une grotte ou une crèche. Sa naissance a été annoncée par une étoile à l'Est et attendue par trois hommes sages (Mintaka, Anilam, Alnitak). Son père s'appelait Joseph (Keb) et sa mère Isis. Il lui avait aussi 12 disciples. Il fut baptisé à 13 ans par Jean le baptiseur (Anup). Il a été crucifié entre deux bandits. Il a effectué des miracles et a même ressuscité une momie. Il fut enterré et il s'est relevé de sa tombe le troisième jour. Il était la voie, la vérité et la lumière, et il était aussi associé au lion et à l'agneau.
Créez votre propre site internet avec Webador